CHIRURGIE DE L'OBESITE : INTERVENTIONS DE BY-PASS
Le mécanisme d'action du C.C.G. peut paraître simple
si on ne considère que laspect « mécanique ».
La poche gastrique joue un rôle de restriction. En contre
partie l'effet de ralentissement de sa vidange ne nécessite
pas dêtre identique à celui des gastroplasties
même si l'anastomose gastrojéjunale est calibrée.
Le shunt gastro-duodénal jouerait un rôle dans la satiété,
mais c'est surtout l'arrivée des aliments solide dans l'intestin
grêle par activation des mécano-récepteurs intestinaux.
Deux hormones récemment découvertes (GHRELINE et PEPTIDE
YY) seraient impliquées dans la régulation de lappétit
et influenceraient les effets du C.C.G.
Le "DUMPING SYNDROME" est un phénomène
qui intervient ici dans le contrôle du comportement alimentaire
surtout pour ceux dont le régime comporte beaucoup de sucres.
Il en résulte un malaise post-pandial intense. De plus, après
le C.C.G certains patients ont une intolérance au lactose
et leur perte de poids sera supérieure.
Le C.C.G est ainsi une technique faisant appel à une restriction
et à différents degrés de malabsorption. C'est
pourquoi le taux de complications métaboliques peut y être
plus élevé qu'avec une gastroplastie.
Les mécanismes d'action du C.C.G ne sont toujours pas totalement
compris à l'heure actuelle. Une nouvelle hormone découverte
en 1999 par des chercheurs japonais et nommée « ghreline »
a une action de contrôle de lappétit. Le gène
humain de ce peptide est situé sur le chromosome 3. Elle
est surtout produite par les cellules du fundus gastrique. Son action
est une régulation des apports énergétiques
, dans la prise de poids et sur le cerveau en contrôlant lappétit
.Elle augmente ainsi la masse grasse à linverse de
la leptine sécrétée par les adipocytes.
Réaliser un court circuit gastrique sous laparoscopie (C.C.G.S.L.)
est un acte chirurgical qui demande une expertise en gestuelle laparoscopique
. Son apprentissage est indispensable au chirurgien qui veut traiter
des obèses pathologiques. Le C.C.G. est aussi une option
complémentaire indispensable pour convertir les échecs
des gastroplasties.
Cest certainement malgré les risques opératoires
décrits le meilleur traitement chirurgical à long
terme des obèses dont lIMC est < ou = à 55
kg/m² peu soucieux des contraintes alimentaires. Des critères
de personnalité (compulsifs), de profil psychologique, de
comorbidités (diabète) et danomalies fonctionnelles
ou anatomiques de la région oesocardiotubérositaire
(RGO et oesophagite grave) sont des critères de choix thérapeutique.
Il faut toujours offrir aux malades un « menu chirurgical
adapté » et individuel lié à son
comportement .
Il faudra réserver ces interventions aux patients refusant
une compliance alimentaire MAIS il leur faudra une SURVEILLANCE
STRICTE pour éviter les complications. Pour ces interventions
il a été décrit des déficits protéiques
importants (oedème, troubles des phanères, ictère),
de lostéoporose par malabsorption de la vitamine D
et du calcium, des troubles cutanés et de la vision nocturne
par déficits respectifs en vitamine E et A. Les patients
italiens chez qui cette intervention est le plus pratiquée
ont moins de complications nutritionnelles que les américains
probablement par biais dune nourriture moins riche en graisses.
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